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Encore un peu de Bretagne, mais sans vélo

Deux jours sur place, c’est pas assez! Alors je ne reprends le train que le mardi. Il faudrait beaucoup plus de temps encore pour se promener et découvrir la région.  Ce que j’en ai vu me donne bien envie d’y retourner…

Carte

Dimanche, balade le long de la côte toute découpée vers l’Ouest avec en particulier les Aber Wrach et Aber Benoit vraiment très jolis.

Aber Vrach

Il y a une multitude de petites péninsules tantôt rocheuses, tantôt sableuses avec des dunes.  Les sentiers de randonnées ont l’air d’être nombreux. En vélo, bien sûr aussi, beaucoup de balades à faire, mais avec des pentes bien raides, et un vent pas toujours coopératif.

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Par des petites routes où il serait facile de se perdre, on va jusqu’à Port Sall, le petit port en face duquel s’est échoué l’Amoco Cadiz en Mars 1978.

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Bon, en Bretagne, il n’y a pas que les paysages, il y aussi les assiettes.  Par exemple, on ne peut quand même pas aller en Bretagne sans manger de crêpes ! On s’arrête un peu au hasard dans le gros village de Landeda et à « Une histoire de crêpes ». Très bonne pioche ! Le cadre et l’accueil sont sympas, et surtout les crêpes sont une réussite. Tant qu’à faire local, je prends une crêpe avec une saucisse de Molène et une fondue d’échalotes de Roscoff. C’est délicieux, surtout accompagné d’un cidre qui passe très bien.

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Deuxième bonne surprise gastronomique, au restaurant La Voile d’Or, où les plats sont largement à la hauteur du menu peu « branché ». Des plats originaux avec des saveurs inédites (pour moi) et un chef de cuisine sympa qui vient voir si tout se passe bien. Je n’ai pris en photo que les desserts car en plus d’être bons, ils étaient délicieux.

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Une courte visite de Brest, où tout tourne vraiment autour du port militaire,  et une plus longue visite à Océanopolis, où il faudrait plus de temps pour tout explorer. Aquariums, expos et petits films, il y a vraiment beaucoup à voir. J’aurais bien plonger dans le grand aquarium avec les requins… On a passé le plus de temps dans la zone tropicale, où j’ai pu voir mes amis frogfishs. Les pauvres, mis en évidence, alors qu’ils essaient de se camoufler.

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Et encore un bon moment dans la zone polaire avec des vrais phoques et des vrais manchots royaux mais des faux ours polaires.

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Voilà, il aurait fallu rester beaucoup plus longtemps, pour aller voir encore plus à l’Ouest, même jusqu’aux îles de Molène et Ouessant. Et vers l’intérieur des terres, les Mont d’Arrées. Et aussi vers le sud, voyager dans le temps vers Plougastel-Daoulas et aussi du côté de Quimper, il y aussi de quoi s’en mettre plein les yeux.

Mais pourquoi la Bretagne est si loin de chez moi????

mer ciel vent

VELORIZONBREIZH 8-11 MAI 2014

DSCN0255 Cela valait le déplacement! Ces quelques jours passés en Bretagne, dans le Finistère, ont été une réussite totale ! Et finalement, ne pas avoir mon vélo a eu peut-être plus d’avantages que d’inconvénients.

Jeudi soir, arrivée en fin d’après-midi à la gare de Landerneau où on vient me chercher. Ciel gris, pluie et vent sont fidèles aux prévisions météo. Puis arrivée à la Maison de la Baie de Plounéour-Trez, au « sommet » de ce petit village, tout près de l’église.

Trikis - cour de la maison de la baie
La cour de la Maison de la Baie est envahie de drôles de machines…

Il y a déjà pas mal de monde et la cour est rempli de vélos couchés, tricycles et vélomobiles. Les discussions sont animées et beaucoup semblent déjà se connaître. Avant « d’affronter » cette foule, je vais poser mes affaires. Chambres, salles de bains, réfectoire, salles «d’expo», préau, tout est rassemblé dans cette maison de la baie qui sert aussi pour les classes de découvertes.

Deux Quest XS - le "mien" est celui de gauche. Et Joël, le grand manitou des vélomobiles.
Deux Quest XS – le « mien » est celui de gauche. Et Joël, le grand manitou des vélomobiles.

Puis je vais regarder de près les vélomobiles puisque je vais en « tester » un pendant ces deux jours. Je rencontre donc Joël et Daweed (Cycles JV) et aussi le magnifique Quest XS jaune que j’ai loué pour deux jours. Mode d’emploi pour se monter à bord et pour le piloter. Bien, hop je me glisse dedans sans problème (il faut juste un peu de souplesse) et regarde si il est bien à ma taille. Tout va bien. A bord du QuestJe m’extirpe (c’est un peu moins simple) et voilà… Je suis prête pour demain.

Puis, c’est le (premier) apéro avec une présentation du séjour par Denis ( Zenedavtri). Petit discours de bienvenue en Breton pour se mettre dans le bain (suivi de la traduction), explication du déroulement de ces journées et descriptifs des différents parcours, et prévision météo (un cocktail de vent, pluie et soleil est prévu).

DSCN0251Entre-temps, on a récupéré des badges avec nos noms et pseudos pour pouvoir enfin mettre des têtes sur les gens du forum. La glace est vite brisée et l’ambiance est vite joyeuse.

Vendredi matin, la pluie est partie et a fait place au ciel bleu ! Excellents augures donc pour cette première balade. On est 70 en tout, et ça fait donc beaucoup de « drôles d’engins ». Je vais partir avec Joël et Domi, sa femme, qui est aussi débutante en vélomobile. On lâche pas comme ça deux vélomobiles sans expérience dans la nature !!! Je me glisse donc dans mon « bolide ». Premiers tours de roues, la vue est moins dégagée que sur un tricycle mais la prise en main sans problème.

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Par contre aie ! après une dizaine de mètres, je m’aperçois que les talons de mes chaussures tapent dans le trou pour les pédales. Ça cogne et bloque. Petite pause technique. Première solution : allonger le pied. En effet, ça passe mieux. Voilà, c’est parti pour de bon.

Je découvre le monde au ras du Quest. La vision est donc bien moins large que sur le tricycle et la manière de conduire vraiment différente avec le guidon central au-dessus (le « tiller ») plutôt que le guidon bas sur les côtés. Un tour de place, et hop, première descente ! ça va vite… je freine prudemment mais j’ai un sourire jusqu’aux oreilles. Puis un peu de plat. C’est très agréable et ludique à conduire. Puis première petite montée. Ah oui, il faut pousser sur les pédales, mais on sent à peine les 30-32 kilos de la « bête ».

Bretagne1
ça roule bien !!!

On part vers l’ouest et on rejoint le bord de la mer.

Meneham - 09.05.2014CriqueRavely

photo AldoC’est très joli, et encore plus avec le défilé multicolore des vélomobiles. Les petites routes sont très agréables, serpentantes et ondulantes.

Quelques raidillons (pour moi) où il faut bien anticiper pour passer les vitesses, mais c’est globalement assez facile. Cela le serait encore plus si je n’avais pas toujours le problème des talons qui tapent et fait parfois bloquer un tour de pédales (pas terrible dans une montée…). Une petite modification sera nécessaire à la pause de midi. L’endroit du pique-nique est très bien choisi : un espace assez grand pour tout le monde, avec de l’herbe pour s’assoir et surtout bien à l’abri du vent.

Pique nique 09.05.2014Car ça souffle ! Un petit tour sur la plage pour admirer la mer bleue et on est tout ébouriffé…

La plage 09.05.2014Daweed ausculte mon vélomobile et fait de nouveaux réglages (voir à la minute 4). Un petit essai à l’arrêt et à l’air mieux, mais je choisis quand même de ne faire que le petit parcours. Pour un premier essai, une quarantaine de kilomètres suffit. Bonne décision, car ça accroche encore un peu. Pour le retour, c’est Daweed qui m’accompagne, car Joel et Domi, sont déjà repartis. On prend un chemin plus direct et me voilà de retour à la case départ. Et voilà ! je suis absolument ravie de cette première sortie, et je commence à comprendre l’enthousiasme déclenché par ces vélomobiles.

Une petite vidéo prise par Jean-Mi un des participants

Le repas du soir est pris en commun, on parle vélo, on rigole, on refait le monde. L’ambiance est très sympa. Notre vision « couchée » du monde est certainement un facteur de rapprochement.

Le lendemain, direction l’est, sous un ciel un peu plus menaçant. On a encore amélioré mon « poste de conduite » en ajoutant un petit coussin pour me rehausser et surtout en « amputant » d’un bout de du talon mes chaussures qui dépassait un peu trop. Voilà comme ça, je vais pouvoir me lancer dans le parcours moyen comme tout le monde.

Pause mer 10.05.14Toute la matinée, on a le vent dans le dos. Le paysage est toujours aussi beau : la mer, la côte toute découpée, les gros blocs de granit genre Menhir. Comme hier, les routes sont bien agréables, même si elles sont un peu plus vallonnées. On va jusqu’au petit port de Moguériec. Port de MoguinecPuis, on change de cap pour aller à l’intérieur des terres et aller pique-niquer au Château de Kerjean, 18 km plus loin. Mais là le vent n’est plus notre ami. Il souffle fort de l’ouest et nous freine, même sur le plat. Et encore, je suis bien contente d’être en Quest car il offre beaucoup moins de prise au vent qu’un vélo ou tricycle. Je m’offre même le luxe de doubler des engins normalement plus rapide. Là l’avantage du vélomobile est indéniable. Idem quand il y a une petite averse : on reste bien au sec.

On arrive enfin au château… Je commence à avoir envie de faire une pause et à avoir un peu faim. Le temps de faire une photo, et pas de chance, il se met à pleuvoir… On ne va donc pas s’éterniser. Chateau Kerjean

Pique nique chateau KerjeanDommage, j’aurais bien fait une petite sieste dans l’herbe avant de repartir. Heureusement, il ne reste qu’une vingtaine de kilomètres (mais avec toujours le vent dans le nez). Il y a quand même quelques belles descentes où on peut prendre assez d’élan pour remonter de l’autre côté quasiment sans pédaler… Mais il faut faire gaffe aux rafales de vent latérales qui risquent de pousser le vélomobile au milieu de la route.

Vers la fin, je me « traine » un peu, et j’imagine Joël piaffer de réduire autant sa vitesse moyenne… Quelques kilomètres avant Plounéour, sans problème d’itinéraire, il part devant et me double comme une flèche. Je termine tranquillement, avec toujours le dernier tronçon en montée.

Une nouvelle excellente journée. Dommage qu’il n’y en ai pas une troisième… C’était très agréable et motivant de rouler en groupe. Il n’y avait bien sûr pas d’esprit de compétition, juste le plaisir de découvrir une région en roulant confortablement couché. Et ce coin de Bretagne est vraiment superbe!

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Le soir, nouvel apéro et spécialité locale au repas : un Kig-ha-farz, parfait après une journée comme ça, à pédaler au vent. On n’a pas eu l’impression qu’il y ait eu beaucoup le soleil, mais à voir le nombre de visages rouges, il devait y en avoir quand même…

Dimanche, c’est le jour du départ et la fin de ce super week-end. C’était vraiment réussi, et je vais en garder longtemps d’excellents souvenirs. Je suis très contente d’avoir expérimenté un vélomobile. Par rapport au tricycle, c’est un peu moins maniable mais tout autant agréable et ludique à conduire, et c’est plus rapide, et on est à l’abri du vent et de la pluie. J’ai d’ailleurs peur d’avoir été un peu contaminée le virus vélomobile…

article télégramme

Prochaine sortie

vbzh14

Cet automne passé, quand je pensais encore avoir mon VC assez tôt dans l’année, j’avais prévu d’aller à mon premier évènement « horizontal » organisé par des membres du Forum du Vélorizontal. Ce sont des rassemblements organisés par des passionnés dont les compte-rendu des précédentes éditions donne envie d’y aller. C’est l’occasion de rencontrer les participants du forum, de voir toutes sortes de vélos et de découvrir une région.

Vélorizonbreizh2013 - petite route bretonne avec un tricycle, deux vélomobiles
Vélorizonbreizh2013 – petite route bretonne avec un tricycle, deux vélomobiles

Il y a trois ou quatre de ces « vélorizontades » par an. Pour moi, ça sera la Bretagne. Pourquoi aller si loin ? Principalement parce que la Bretagne, c’est joli et que ça fait longtemps que je n’y suis pas allé. Aussi parce que une bonne partie du forum est animé par des …. Bretons, et ça sera sympa de faire leur connaissance. La Vélorizonbreizh 2014 est donc noté dans mon agenda pour le mois de mai.

Au niveau logistique, il y a un hébergement en dur sur place (pas de matériel de camping à transporter), et pour y aller, malgré la distance, ce n’est pas trop compliqué car il suffit de 2 TGV (qui prennent les vélos) pour aller de Genève à Brest, avec changement de gares à Paris.

 Toujours sans vélo fin mars, je suis à deux doigts de renoncer pour cette fois. Je vais même jusqu’à prévenir de cette annulation sur le forum. Mais, on ne baisse pas les bras comme ça en Bretagne ! Zenedavtri a toujours une solution aux difficultés que je soulève 🙂

Je vais donc partir sans vélo, et j’en louerai un sur place. Enfin, une sorte de vélo… Prendre un VC me parait un peu ambitieux si je veux faire les balades proposées puisque je n’ai jamais roulé avec, et je n’ai aucune idée si je pourrais rouler assez bien pour faire les sorties. L’option « tricycle » disparait à son tour, et là les choses prennent une autre tournure… Voilà l’occasion rêvée d’essayer un vélomobile… Cyclesjv sera là avec une «flotille » dont un Quest XS. Je vais donc tester cette drôle de machine qui fait de l’œil depuis quelque temps.

Quest XS
Quest XS

Quest - schémaTout s’arrange donc !

Essai du Ice (presque) Sprint – Vauvert (Camargue)

J’ai profité du long week-end de Pâques pour descendre du côté de Nîmes et passer en particulier deux jours à Vauvert pour louer un Ice au Barjonaute.

Le temps n’est pas terrible, mais bien compensé par l’accueil du Barjoboss… Samedi donc, je découvre un autre modèle de trike, le prédécesseur du Sprint. Grosse différence avec le Catrike Pocket. Il fait moins jouet, plus costaud et « sérieux ». On se prépare, on fait les présentations, et hop, en route.

Mon numéro 4

La prise en main est toujours facile, le confort toujours au rendez-vous (et même un plus, avec la suspension arrière), et le plaisir est toujours là. On va donc passer la journée dans ce vraiment joli coin de Camargue, et je vais pouvoir expérimenter différents types de routes et revêtements, allant de la voie verte au bitume bien lisse (le bonheur total),  au petit chemin herbu et bosselé (pas très rapide, mais assez rigolo), en passant par des chemins de terres assez roulants, et des petites routes tranquilles (où les voitures font plutôt gaffe aux vélos rase-mottes…). Si ce n’était pas déjà fait, je suis maintenant complètement conquise! Il m’en faut un!

Le canal du Rhône à Sète
Pause à Saint Laurent d'Aigouze. Les trikes ne doivent pas être très loin....

En une journée, bien coupée de pauses « culturelles » et « gastronomiques », on a fait environ 45 km et j’ai découvert des paysages variés: des vignes, des canaux, des étendues sauvages semi-aquatiques, des villages aux solides maisons de pierre et des petites arènes. Et oui, on est en Camargue, alors il y a plein de chevaux (blancs) et de taureaux (noirs). Et aussi des tas d’échassiers, genre hérons, aigrettes et avocettes. On n’est pas déçu!

Je suis donc impatiente de passer une deuxième journée sur un nouvel itinéraire. Mais malheureusement, il pleut le lendemain. Profitant d’une petite accalmie, je pars et m’attaque à la « grosse » côte de la journée (route de St-Gilles). Et ça monte tout de suite, et ça se remet à pleuvoir aussi… Bon, j’ajuste ma capuche, je mets tout à gauche et… courage… Un raidillon dans cette « ascension » vient à bout de mon pédalage… Alors, je pousse un (tout petit) peu avant de remonter à bord et atteindre un petit plateau. C’est sûr, je vais revenir et n’en faire qu’une bouchée de cette côte! En attendant, j’imagine le paysage qui doit être magnifique. Ensuite, la route re-descend, mais la pluie gâche la fête, car je n’y vois plus grand chose. Mes lunettes ruissellent, et sans lunettes, j’ai quand même du mal à voir les irrégularités de la route, ce qui n’est pas très pratique… Passons sur le fait que je suis trempée, mais là où ça ne va vraiment pas c’est quand je réalise que je n’arrive plus à passer les vitesses! D’accord, Barjoboss, des petits gants de vélo, ce n’est pas une mauvaise idée! Alors tant pis, je fais demi-tour et revient à la case départ en moulinant furieusement (je suis coincée sur le petit plateau). Donc pas terrible comme journée, mais quand même « éducative »: en plus de l’utilité de gants, de la non-commodité des lunettes (solution = lentilles?), j’ai aussi appris que la pluie mouille plus couchée que debout…

Donc voilà, les fans du trike ne mentent pas: il ne faut surtout pas essayer, car on est sûr d’aimer et de  passer à la caisse! Je vais m’en occuper dès mon retour à Genève!

Merci encore au Barjoboss pour cette découverte de la Camargue et des Ice. Je reviendrai!